25/04/2009
printemps
le printemps voit revenir comme chaque année les jeunes broutards charolais dans le "pré aux oies" qui jouxte mon jardin....
curieux les petits pères !
première "tonte" de la saison : aux grands maux les grands remèdes.... 2000 M2 à "ratiboiser".... trop pour moi !
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13/04/2009
j'habite un bout du monde
Qui tous les ans s’éveille, coquine vagabonde,
Et vient mouiller les pieds des fermes alentours
J’habite une rivière qui chante sur ses pierres
Le bonheur des pêcheurs de truites fario,
Et puis celui des fleurs qui se mirent en ses eaux.
J’habite une prairie que des elfes la nuit
Saupoudrent de couleurs et de senteurs aussi,
Et doucement murmurent à l’ oreille des oiseaux.
J’habite des journées pleines d’émotions douces,
De rayons de soleil, de fines pluies, de mousses,
Je dors au creux du chat qui bienheureux ronronne.
J’habite loin de ceux qui recherchent en vain,
Agités et fébriles, un bonheur incertain,
Bâtissant sur le sable de fragiles destins.
J’habite un bout du monde et tout ce monde tient
Dans le creux d’une main,
J’habite un bout du monde et dedans cette main
Trois graines pour demain.
13 avril 09
12:29 Publié dans poésies | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
06/04/2009
dîner à Fès
Quand le quartier se calme, et au jour finissant,
Lorsque rentrent les femmes, que s’allument les sentes,
Alors la faim te vient et tu pars doucement,
Dirhams au fond des poches, l’appétit en attente.
Aux petits carrefours et le long des ruelles ,
De branlantes guitounes proposent aux passants
Des soupes odorantes dans de grandes gamelles,
Tu les manges debout dans le soir descendant.
Des odeurs incongrues de poissons en friture
Font que tu te hâtes vers un autre marchand :
Des sardines rissolent et tu salives sur
Une poêle graisseuse lavée on ne sait quand.
On te donne une assiette et un morceau de pain,
Tu manges avec tes doigts, échangeant des sourires
Avec qui ,comme toi, se régalent d’un « rien »
Avant de dire شكرا لك * et puis de repartir.
Maintenant tu te hâtes vers le marché du haut,
Là, tu achèteras des fraises, des oranges,
Et puis quelques nougats, ou encore un gâteau !
Voila bien des délices dont l’estomac s’arrange !
Il fait nuit maintenant, tu reviens sur tes pas,
Tu longes la mosquée, sa fontaine, ses libraires
En écoutant chanter la dernière prière,
Tu sors d’un univers qui ne t’appartient pas.
* "merci"
les photos sont bien celles prises à Fes, (sauf celle des gateaux, prise au marché couvert de Meknes), les fruits et légumes sont celles du marché sallaline, ouvert tous les jours du matin au soir, mais il n'y a pas de photos des "petits marchands" de soupe, de poissons frits... il est difficile de prendre des photos dans certaines circonstances.
Le plaisir de ces repas "sur le pouce" passe avant les photos, que ces personnes n'aiment pas, en général.
17:20 Publié dans poésies | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
02/04/2009
les pimbêches du jardin
Les sauvages jonquilles viennent d’emménager
Dans l’herbe fol’ de ma pelouse
Venant je ne sais d’où, par ne sait qui plantées,
Elles feront bien des jalouses…
Elle sont très hautaines, et respirent le dédain,
Gracieuses mais pécores,
Les blanches anémones au modeste maintien
Se laisseraient bien peindre en or.
Encore plus bas notés dans l’ordre de ce pré
Viennent les tendres myosotis,
Eux aussi sont muets et leur pâleur bleutée
Tremble devant les narcisses.
Petit drame céans quelques jours durera,
Puis Dame Nature aidant,
Les belles prétentieuses vont saluer bien bas
Et disparaître en peu de temps.
Alors viendra celui des lys somptueux,
Des roses arrogantes,
Le jardin oubliera jusqu’à ce jours frileux
Qui vit surgir les insolentes.
02-04-09
17:00 Publié dans poésies | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


