15.11.2008
mais quelle crise ?
" Les entreprises du CAC 40, c'est-à-dire les quarante plus grandes firmes françaises en termes de capitalisation boursière, devraient finir l'année avec des résultats supérieurs, en moyenne, de 12,09 % par rapport à 2007.
Globalement, les 40 firmes devraient donc terminer 2008 avec 2,2 milliards d'euros de bénéfices de plus qu'en 2007, qui avait déjà été une année record
pourquoi?
...Ce chiffre peut surprendre, alors que la récession est sur toutes les lèvres. Car chacun a tendance à oublier que "le premier semestre de l'année a été bon, meilleur qu'en 2007", explique Thierry Charron, associé responsable de la communication financière chez PWC"...
(le monde du 14/11/08)
question niaise : ai-je bien compris : les actionnaires des firmes du CAC 40 garderont au chaud leur bas de laine, tandis que l'etat français ouvrira la bourse des français pour les aider ?
les banques font-elles partie de ce CAC 40 ?
"une petite pièce pour les nantis, une petite pièce pour qu'ils gardent leurs bénéfices..." (moi)
on ne s'en lasse pas ....
veulent refonder quoi ? non, c'te blague ! on se demande bien pourquoi, à part saupoudrer tout cela d'une couche de poudre de perlinpinpin
fabrique de poudre de P
je ne sais plus si et/ou l'on met des M dans perlinpinpin.... pour faire des économies,je mets des N, ça use moins de jambes (ou de "petits ponts" : je montre l'exemple.
19:25 Publié dans énervement | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
14.11.2008
étrange plage
La plage
Les derniers rayons du soleil sur les collines de bourgogne
Ont fait naître une plage.
Une marée basse, aux eaux rouges et immobiles, cerne les rochers gris des nuages, avant-garde de la nuit.
Pas un oiseau, pas un bruit ne viennent troubler ce calme impressionnant.
Ni ressac, ni écume, ni vent. Nulle turbulence.
On sent la nuit toute proche, prête à fondre griffes noires dehors sur ce tableau de fin du monde, de début du monde.
Seuls les phares des voitures sur la route percent ici et là l’épaisse obscurité des grands bois ou nul n’habite.
C’est le royaume du vide, du noir, de la mort. C’est un monde en attente….
La nuit attaque, elle s’abat en quelques minutes : on ne distingue même plus l’horizon bossu des collines. Tout se noie dans un néant ou nous sommes d’étranges survivants : zombis mécaniques sur ruban de bitume .
Nos yeux électriques nous guident comme ils peuvent : rentrerons nous à la maison?
jeudi soir, hier, rentrant de Dijon
23:35 Publié dans poésies | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
13.11.2008
le pauvre arbitre, sens propre.
tortures du vocabulaire, où comment cacher les choses qui fâchent... (traduire : les gens qui gênent)
il y eu une époque ou les femmes de ménage et hommes toutes mains sont devenus des "agents d'entretion" voire "techniciens de surface" : c'est plus classieux, "dignité" de la personne oblige.... (bien que l'indignité soit à mon avis du côté de ceux qui pourrissent l'activité en question par leur regard méprisant sur ceux qui la pratiquent).
les "filles" et "garçons de salle" sont devenus, même démarche, des "agents hospitaliers", les 0S et autres P1, P2, P3 et, le gratin, P3HQ sont devenu(e)s des "collaborateurs" (peugeot par exemple).
bref, on en finit pas de planquer la misère. et quand ce n'est pas en l'enterrant dans des cités pouries, c'est par une couverture sémantique new-look ! (histoire aussi de cacher la "classe ouvrière", censée avoir disparue, sous des vocables justifiant de cette disparition, et accompagnant les restructurations qui ont mené à l'analyse : l'externalisation de certaines tâches a en effet clivé les personnels de beaucoup d'entreprises - y compris dans la fonction publique. Exit ainsi les solidarités traditionnelles et la notion de classe. (je vais un peu vite, mais bon ... )
Progrès :
les ménages pauvres ne se "serrent plus la ceinture" .... ils "opèrent des arbitrages" (entendu dans la bouche de Mme lagarde et ses sous-fifres, d'économistes qui tournent sur tous les plateaux actuellement (eux font des "ménages", amusant comme vocable, et ça rapporte, je pense).
ça, c'est interressant, c'est nouveau, coco !
vous vous privez de vacances, de cinéma, de jouets pour les enfants, parceque vous préférez manger !
vous réorientez avec bonne humeur vos achats : l'alimentation d'abord. LES GOULUS !
vous "préférez", la descente s'amorçant, de ne plus payer votre loyer : l'alimentation elle-même est menacée, le prix des cantines est chèr, le petit dernier au lycée attend sa bourse depuis des mois (j'ai connu) : arbitrage mon cher, arbitrage ! LES ASSOCIAUX !
quand vous en êtes à vous priver de votre voiture, (dont vous avez besoin pour aller travailler, dans nos belles provinces, y'a pas beaucoup de transports en commun...), à ne plus vous soigner les dents à ne changer vos lunettes de myope, IMPREVOYANTS !
vous ne vous serrez pas la ceinture
non, vous opérez des arbitrages.
de qui se moque-ton ?
http://www.uniondesfamilles.org/enfants-pauvres.htm
et meurent sans savoir pourquoi ils ont souffert;
et aucun d'eux n'a vu la pauvre grimace
qui s'est substituée au fond des nuits sans nom
au sourire heureux d'un peuple plein de foi.
Ils vont au hasard, avilis par l'effort
de servir sans ardeur des choses dénuées de sens,
et leurs vêtements s'usent peu à peu,
et leurs belles mains vieillissent trop tôt.
La foule les bouscule et passe indifférente,
bien qu'ils soient hésitants et faibles,
seuls les chiens craintifs qui n'ont pas de gîte
les suivent un moment en silence.
Ils sont livrés à une multitude de bourreaux
et le coup de chaque heure leur fait mal;
ils rôdent, solitaires, autour des hopitaux
en attendant leur admission avec angoisse.
La mort est là. Non celle dont la voix
les a miraculeusement touchés dans leurs enfances,
mais la petite mort comme on la comprend là;
tandis que leur propre fin pend en eux comme un fruit
aigre, vert, et qui ne mûrit pas.
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